mardi 7 février 2012

Longley Organic Farm

Bonjour-bonjour !

J'apprends toujours un peu plus ici chaque jour dans cette ferme. Après avoir ramassé des mûres, sarclé le jardin, nettoyé les oignons, collé les étiquettes aux pots de confiture, j'ai aujourd'hui : appris à faire de la CONFITURE !!! Durant mes 5 heures de travail de ce matin, avec Ayushi et Lilian, nous avons dû faire au moins 24 kg de confiture de blackberries (mûres).

La recette est simple, alors je vais la partager avec vous :
- Prenez 3 kg de belles mûres fraîchement cueillies dans la nature.
- Mettez les dans votre marmitte sur le feu, remuez pour pas que ça accroche.
- Lorsque ça boue, ajoutez 3 kg de sucre et 6 cuillérées de jus de citron.
- Continuez à remuer.
- Lorsque ça boue à nouveau, diminuez le feu, ôtez le la mousse qu'i y a sur le dessus et laissez mijoter 15 minutes.
- Mettez la confiture en petits pots et refermez avec des couvercles.
- Mettez une belle étiquette sur le pot et le tour est joué !

Je suis bien ici... Hier soir, les garçons nous ont fait un petit spectacle de musique dans le salon (batterie, violoncelle, guitare, tambour) alors que Yoshi et Aki nous avaient préparée un bon plat japonais dont j'ai déjà oublié le nom....

L'après-midi, après le boulot, Raven (un ami de mes hosts) à proposé à mes copains de chambre (Kristine la norvégienne, Puck la hollandaise, David le canadien) et moi de faire une randonnée sur le Mont Wellington. Nous avons pris le Cathedral Rock Track, le sentier le plus difficile. Ca a été très difficile pour moi, mais l'effort en valait la peine, arrivée en haut de la montagne, nous étions seuls devant ce spectacle splendide, un paysage à 360 degrés juste magnifique (et je suis un peu déçue que les photos ne puissent pas le rendre ainsi). Le vent nous piquait les joues et de là haut on se croyait un peu les rois du monde !

Bref, l'ambiance de ce wwoofing est très conviviale, très détendue MAIS (bah oui faut bien un "mais" des fois), il y a un truc que je ne supporte plus du tout : le manque d'hygiène. Je vous explique un peu : nous sommes 8 wwoofers, mes hosts sont 2 et ont 2 enfants, ils hébargent au moins 8 de leurs amis. Je vous laisse donc faire les comptes, nous sommes une vingtaine de personnes à partager la salle de bain, la cuisine et le salon. Et personne ne fait d'effort... Donc ça devient juste insupportable. Je ne suis pas du tout maniaque mais quand cuisiner ou aller se doucher devient un effort surhumain pour moi, il faut agir. Alors lundi matin, j'ai craqué, je suis allée voir mon host, j'ai raconté un bobard, j'ai contacté Agnès (une amie de mon frère de Melbourne) pour qu'elle m'héberge ua moins ce samedi soir, j'ai acheté mon billet d'avion, et voilà c'est fait : je n'aurais eu qu'une semaine à passer ici :) Je quitte donc mes hosts vendredi, je me suis booké une nuit en auberge de jeunesse à Hobart pour pouvoir découvrir un peu la ville. Et j'ai un avion HOBART-MELBOURNE samedi à 17h30. J'ai trop hâtes de découvrir Melbourne !! J'ai beaucoup aimé Brisbane, j'ai adoré Sydney et tout le monde me dit que Melbourne est LA ville à découvrir en Australie. Retour à la civilisation pour une à deux semaines, ça va être bien bon je sens !! :)


Soirée Musique dans le Salon




 Atelier Confiture , Miel, Oignon




Randonnée sur le Mont Wellington












samedi 4 février 2012

Immersion dans une ferme de hippies !

Dans ma chambre, sur Internet, à consulter mes messgaes, discuter avec mes amis français, il devait être 19h. Une de mes compagnons de chambre vient me dire que les nuages sont incroyables dehors. Je partage ma chambre avec une norvégienne, une hollandaise et un canadien. C’est avec eux que je suis allée me baigner à la rivière cet après-midi. Je sors dehors, le spectacle est effectivement magnifique. Mes hosts sont installés à la table dehors avec leur ami Todd. En tant que vrais hippies, la marijuana accompagne forcément les bières et les cigarettes autour de leurs conversations. Je m’installe avec eux pour partager une bière ou deux (mais aucun joint, vous me connaissez je ne consomme pas ces choses là moi) De bonnes conversations s’enchainent, on parle de tout, de rien, surtout de tout, même de sujets très intéressants : l’autisme, le cerveau, la psychologie. Je ne pense pas avoir tout compris mais plus de la moitié quand même (malgré leur accent et débit de parole extrême). C’est sûr que je suis en train d’improve (améliorer) my english ! Alors pourquoi je partirai d’ici ?
La question parait ridicule mais ça faisait deux jours que je me la posais…
Je suis arrivée ici après quatre jours de trip en van avec mes deux français avec qui j’ai vu des millions de choses. Donc forcément, l’arrivée ici fut rude ! Me dire que je devais rester quinze jours au même endroit avec ces hippies très sympathiques mais un peu  sales me décourageait. Et puis j’étais fatiguée, l’amoureux me manquait, etc. Le gros coup de blues quoi !
Mon ami Valentin me proposait de partir avec lui en Nouvelle Zélande et j’étais prête à accepter, ça m’ennuyait de rester ici.
Oublions que la couette qu’on m’a prêtée pour dormir pue, oublions que le frigo et le micro-onde sont hyper sales, gardons en tête les choses principales : mes collègues wwoofers sont adorables, mes hosts hippies sont des gens très très intéressants, je rencontre ici des gens et je parle anglais ! C’est exactement ce que je recherchais dans ce voyage ! Alors que demander de plus ??
James et Hermione (mes hosts) ont entre 35 et 40 ans, ils ont deux enfants et cette ferme depuis huit ans. Elle est travailleuse sociale et lui s’occupe de la farm. C’est une Organic Farm (une ferme bio quoi). Ce sont des hippies, de vrais. Mais leur manière de vivre et leurs pensées sont bien respectables. Ils vivent certes un peu en marge de la société mais ils ont un respect de l’humain et de la nature tout à fait honorable. Je ne pourris pas vivre comme eux mais je respecte tout à fait leur manière de vivre et de pensée.
Et ce soir, même un peu bourré, James a coupé en plein milieu notre conversation pour me demander comment je me sentais, si je me sentais bien ici, etc. Car il me disait que cette communauté lui tient à cœur et qu’il se doit de savoir si tout le monde se sent bien en son sein. Il m’a dit qu’il est présent et qu’il est prêt à fournir toute l’aide possible si l’un de nous a besoin de quoique ce soit. Il m’a dit que cette maison est la mienne. J’ai forcément un peu menti, je ne lui ai pas dit que je me sentais mal au départ. Mais son  attention m’a beaucoup touchée J
A la fin de la soirée, j’ai suivi Todd et Hermione près de la rivière. On s’est retrouvés chez des voisins qui avaient construit leurs maisons eux-mêmes. La demeure est incroyable et fourmille d’objets divers et bizarres. Ca me fait rire de voir se côtoyer des objets très rustiques et des bouquins expliquant des logiciels informatiques hyper pointus ( c’est ça les hippies du 21ème siècle ! ;)
Même si je ne connais pas encore Hobart, je pense déjà avoir un bel aperçu de la Tasmanie du Sud. Elle semble beaucoup plus détendue et alternative. En allant au bar du village ou à la rivière, on ne rencontre que des gens avec des dreadlocks et des envies de changer le monde à leur manière. Belle immersion dans la Tasmanie du Sud ! J
C’est drôle de vivre dans une communauté de hippies, je pense que quinze jours me suffiront ! Mais c’est très intéressant ! Et puis ces quinze jours me donnent le temps de préparer la suite : une semaine à Melbourne (où Agnès –une amie de mon frère- vient de me propose de m’héberger), la Great Ocean Road, du wwoofing dans l’Australie du Sud, etc.
Après ce gros –très gros- coup de blues de deux jours, je suis happy maintenant !
Ah et je ne vous ai pas dit, mon travail a été pour l'instant de ramasser des Blackberry (= des mûres), aïe, ouille, ça pique, mais qu'est ce que c'est bon !

le jardin



Mes collègues préparent la confiture de mûres ...



Baignade à la rivière avec les collègues...



Longley Organic Farm




jeudi 2 février 2012

Road Trip en Tasmanie

Je vous écris de Hobart, où je viens d’arriver.  Je suis à une demie heure de Hobart au sud, je vais rester ici deux semaines pour faire du wwoofing. Je vais avant tout vous raconter mon road trip de 4 jours dans la partie Est de la Tasmanie… Damien (un français rencontré à Sydney) m’avait proposé de faire quelques jours de voyage avec Valentin et le van qu’ils allaient louer. Les voici les voilà !




JOUR 1 :
Lundi, Damien & Valentin venaient me chercher à Sheffield (où il fut triste de dire aurevoir à mes hosts).  L’après-midi touchant à sa fin, nous partîmes directement pour les Craddle Mountains (j’y étais allée brièvement le samedi précédent, eux ne connaissaient pas encore). Au passage, nous nous arrêtons au centre de Sheffield et cherchons un Bottle Shops (en Australie, aucun alcool ne se trouve en super marché, même pas la bière, il faut les acheter dans des  boutiques qui ne vendent que de l’alcool) « Last bottleshop before Craddle Mountains » on a bien fait de penser à acheter nos bières à ce moment là ! Pour rentrer dans le bottle shop, il faut enjamber des bottes de foin, haha, c’est la campagne tasmanienne ! Le soir, nous dormirons près des Craddle Mountains, histoire d’être bien prêts pour le lendemain. Nous avons choisi un caravan park (une sorte de camping payant pour caravanes et vans) Ce sera le seul soir où nous ne ferons pas de camping sauvage et où nous ne cuisinerons pas dans le van : cuisine couverte et repas au coin du feu ! Je commence à connaître mes compagnons de voyage, nous rigolons jusqu’à point d’heure !




Petite visite nocturne d'un oppossum


JOUR 2 :

Lever tranquille, petit déjeuner, douche (la seule du voyage ;), et hop c’est parti ! Au Visitor Center, on croise Thomas et son père (deux normands que j’avais rencontrés à Brisbane), la randonnée dura 6 heures. C’est exactement le même endroit visité samedi dernier : Dove Lake. Mais il y a 10 degrés de moins, ça sent l’automne. Mais c’est sympa de découvrir un même endroit d’une manière différente !  Nous partons ensuite un peu plus au sud, un peu plus à l’ouest, nous arrivons à Strahan, le crépuscule nous fait deviner une mer agîtée, première fois que je rencontre l’océan du sud. Petit repas dans le van, puis gros dodo.










JOUR 3 :
Je me lève avant les garçons, petite ballade matinale sur la plage, il n’y a personne, c’est si bon !... Pas mal de route à faire pour rejoindre Mont Field, mais ça en a valu la peine. La ballade au Mont est magnifique et les cascades aussi ! En passant nous nous sommes arrêtés au Lake St Clair. Le soir nous dormons au cœur d’une forêt. Il fait froid, on se sert !












JOUR 4 :
Nous nous levons tôt, nous pensons rejoindre Hobart pour ensuite aller dans le sud de l'île. Mais nous faisons fausse route, nous sommes partis à l'ouest au lieu d'être aller au sud-est, et nous nous retrouvons dans un cul-de-sac. Cul-de-sac fort beau : Lake Gordon et barrage le plus grand dy pays. Mais il faudra oublier le sud de l'île, car nous devons rendre le van ce soir. Tant pis, on s’arrêtera au passage dans d’autres endroits sympas, comme Kingston Beach…











Il fut très triste de quitter mes compagnons de voyage. L’arrivée chez mes hosts est un peu spéciale… L’endroit est magnifique et l’ambiance très détendue. J’ai 7 collègues wwoofers (hollandais, suédois, canadien, japonais) qu m’ont l’air très sympas. Mais c’est sale et j’ai froid. Le moral n’est pas au plus haut ce soir, mais c’est sûrement parce que je suis très fatiguée. J’espère qu’une bonne nuit de sommeil me donnera le sourire demain. Have a good night !...